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Fonds VAN DER STICHELEN-ROGIER

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  • INVENTAIRE
    Fonds d’archives décrit au niveau de la collection dans un inventaire papier historique. Les descriptions au niveau des pièces n’ont pas été établies lors de la numérisation.
  • Fonds VAN DER STICHELEN-ROGIER
    HISTOIRE DU PRODUCTEUR ET DES ARCHIVES PRODUCTEUR D’ARCHIVES 1. NOM Général Aviateur Max écuyer Van Der Stichelen-Roger - matricule 21115 2. HISTORIQUE Donné par le Général Aviateur Van Der Stichelen-Roger le 4 juin 1957, ce fonds de 131 liasses couvre une période s'étendant de 1941 à 1953. Ce général ést né le 5 août 1896 à Salonique, il et décédé le 2 octobre 1979 à Uccle. ARCHIVES 3. HISTORIQUE Disparate dans le temps, il l'est aussi dans sa composition. Trois parties principales se dégagent: les archives du B.A.A.P.S. (Belgian Auxiliary Air Police Service), les archives de la P.G./Avi. (Police et Garde de l'Aviation), enfin les T.D.P. (Troupes de Défense et de Police). On trouve également un ensemble important de circulaires, ordres de service et rapports émanant du Ministère de la Défense Nationale, des commandants de Province (Hainaut et Brabant), des différents départements de la Force Aérienne et de la première circonscription militaire. Quelques petits fonds présentent plus d'intérêt: ainsi un ensemble de lettres, rapports concerant la présence belge dans la R.A.F. pendant la seconde guerre mondiale (liasse 123). Des archives provenant de la Sûreté de l'état, du Ministère de la Justice et de l'Auditoriat Militaire apportent des renseignements sur l'activité judiciaire des B.A.A.P.S. et P.G./Avi. (liasses 124-125). Enfin, mentionnons les deux liasses sur l'Office des travaux de l'armée démobilisée (Ministère des Finances, 1940-1944). Historique du B.A.A.P.S., P.G./Avi et T.D.P. En 1944-1945, les tâches de l'armée ne s'achevaient pas avec la libération des territoires. Il fallait réorganiser les territoires conquis, rechercher les criminels de guerre, assurer la sécurité des installations militaires, encadrer la population civile, etc. Dès la fin 1944, l'idée naquit de mettre à la disposition des alliés un détachement belge. Un document du 1er décembre 1944, intitulé "Memorandum of agreement between the Supreme Commander, Allied Expeditionary Force and the Government of the Kingdom of Belgium" détermine les modalités de cet accord. Deux détachements sont mis sur pied dès avril 1945. Le 1er B.A.A.P.S. est attaché à l'armée américaine (9th Air Force). Sa mission consiste dans la surveillance et la garde des terrains d'aviation et autres installations militaires. Il sera dissous en juin 1946. Nous ne possédons pratiquement pas d'archives sur le 1ze B.A.A.P.S. Le 2e B.A.A.P.S. avait une mission beaucoup plus spécialisée. Outre des surveillances et des gardes, il assurait un véritable travail de police: recherche des collaborateurs et criminels de guerre d'origine belge, recherche d'anciens nazis, surveillance de la population civile (contrôle des papiers, arrestation des délinquants,...). Des succès importants sont à l'actif du 2e B.A.A.P.S.: arrestation de Jef Van de Wiele, chef de "DeVlag", démantèlement de réseaux d'entraide d'ex-nazis. Leur valeur était d'ailleurs appréciée par les autorités anglaises. Le détachement comprenait un Commandement, installé à Bruxelles (Avenue de l'Observatoire, 126), puis à partir du 22 août 1946 au camp Groeneveld à Melsbroeck. La compagnie Ecole, administrée par la R.A.F. était localisée aux mêmes adresses. Elle recevait régulièrement les méthodes de travail d'un policier militaire. La formation insistait beaucoup sur le climat spécial qui régnait en Allemagne après 1945, sur le comportement à adopter vis- à-vis des civils, sur les techniques à utiliser pour retrouver les criminels de guerre. Dans la mesure du possible, on exigeait que le candidat au B.A.A.P.S. connaisse soit l'allemand soit l'anglais, soit les deux. Quatre compagnies, localisées pour la plupart en Allemagne, regroupaient les policiers. Elles dépendaient du 2nd T.A.F. Police Headquarters Unit. La liste des postings variaient souvent, passant d'une compagnie à l'autre. Signalons toutefois que le 8 juillet 1946, la 2e compagnie est dissoute, ses effectifs passent à la 1re Compagnie, excepté en Belgique. Du point de vue opérationnel, les B.A.A.P.S. dépendaient des autorités anglaises auxquelles elles étaient affectées. Administrativement et disciplinairement, elles relevaient des autorités belges. A partir de juillet 1946, on met sur pied l'organisation d'une nouvelle police de l'aviation militaire belge. Elle comprendra un Etat-Major (avec quatre sections: service de formation et de liaison judiciaire, section équipement, section comptabilité et administration et section transport automobile), deux compagnies de gardes d'aérodromes (affectés aux bases et dépendant d'elles), une compagnie de police et une compagnie école. En juillet 1946, les reliquats du 1er B.A.A.P.S. constituent déjà la première compagnie de gardes. En septembre, le 2e B.A.A.P.S. revient en Belgique. Ses meilleurs éléments forment la compagnie de Police, le rest est versé dans la 2e compagnie de gardes. Le recrutement doit complèter cette dernière. La police proprement dite compte 400 hommes environ. Elle effectue les missions traditionnelles d'une police militaire en Belgique. Par conséquent, peu de points communs avec les actions judiciaires du 2e B.A.A.P.S. Le 1er octobre 1946, ce dernier est définitivement supprimé au profit de la P.G./Avi. Quelques modifications interviendront. Vers le début 1947, les deux compagnies de gardes seront fusionnées en une seule. En septembre, on envisage la suppression du Flight d'Instruction Primaire au sein de la P.G./Avi- Compagnie Ecole pour ne plus laisser que les cours d'instruction policier. Le 1er juillet 1949, la P.G./Avi. est supprimée, les T.D.P. créés. Celles-ci comprennent un Etat-Major, une escadrille de Police (avec sections armement, transport auto, équipement, comptabilité, ménage) et les U.D.A. (Unités de Défense des Aérodromes). Les U.D.A. relèvent du Commandant des T.D.P. pour les points de vue technique et tactique. Elles s'administrent elles-mêmes et appartiennent aux bases. Elles comptent entre 600 et 700 hommes. Enfin, le 15 octobre 1950, les T.D.P. sont supprimées, l'escadrille de Police passe au Wing Administratif de la Force Aérienne, les U.D.A. et les sections de police des bases ne relèvent plus des T.D.P., elles font partie intégrante des bases. En résumé, la période la plus intéressante est celle précédant le 1er octobre 1946. Après cette date, il ne s'agit plus que d'une police militaire de l'aviation.